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L’asbl Tremplins lance un appel aux jeunes de 12 à 21 ans,

seuls ou en groupe, désireux de s’exprimer au travers d’une discipline artistique.

Cette proposition s’adresse autant aux débutants qu’aux jeunes plus expérimentés. Un panel de disciplines artistiques est présenté lors du « Festival Bruxelles Babel »  : arts de la scène, arts plastiques, vidéo, photo,...Pendant sept mois, les jeunes préparent leurs productions autour d’un thème commun, où toutes les réalisations se mêlent harmonieusement. L’asbl « Tremplins », présente et agissante sur Bruxelles depuis 1985, s’applique à tout mettre en oeuvre pour développer une stratégie globale d’ouverture culturelle, sans distinction d’origine aucune. Année après année, parfois de façon grandiose, parfois plus modestement, le Festival Bruxelles Babel réunit des centaines de jeunes, d’origines diverses, fédérés autour de disciplines culturelles. Celles-ci se déclinent sous forme d’ateliers artistiques, mis en place dans le cadre scolaire ou associatif, du mois d’octobre au mois d’avril, date de la mise en place du festival. L’action menée en fond par Tremplins vise à faire en sorte que chaque jeune transcende ses propres spécificités culturelles pour intégrer celles de son entourage, au point de faire « des » communautés présentes « une » seule et même communauté de citoyens à part entière.

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Les ambitions de Tremplins

  • Contribuer au développement de dynamiques de réhabilitation culturelle créatrices de qualité de vie et de liens solidaires entre les habitants de Bruxelles ;
  • Impliquer les jeunes dans le projet « Festival Bruxelles Babel » qui se veut une démarche citoyenne par des expressions artistiques, actions symboliques de promotions de l’image positive de soi, image porteuse d’une transformation des regards et des comportements de chacun par rapport à l’autre.

Au commencement fut Babel 2000 ...

Le « Festival Babel 2000 » trouve l’origine de son nom dans l’histoire biblique relatée dans le livre de la Genèse, lorsqu’il est question de la construction de la « Tour de Babel » ; tandis qu’à cette époque, les hommes parlaient une seule et même langue, lors de la construction de cette tour ils se mirent à en parler plusieurs, ce qui les obligea à mettre un terme à leur projet, se trouvant dans l’impossibilité de se comprendre les uns les autres. Le désir que Bruxelles ne devienne pas Babel en l’an 2000 a sous-tendu, comme un défi, la mise en place de l’opération et du festival. Initié en 1985, le festival retint le chiffre « 2000 » comme une perspective calendaire, faisant allusion à l’année qui allait marquer le nouveau millénaire.
Les programmes scolaires comptaient, jusqu’aux années 80, des heures dédiées à l’éducation artistique, axée autour d’activités musicales, théâtrales etc. C’est en constatant la réduction du nombre de ces heures au fil des ans, et en vue de pallier un manque qui se créait peu à peu, qu’en 1985 Jacqueline Sottiaux-Heyman, à cette époque, fonctionnaire au service de l’éducation permanente de la Commission Française de la Culture (devenue Commission Communautaire Française ou COCOF) déplore que les méthodes cognitives utilisées pour lutter contre les attitudes racistes ou pour créer des ponts entre les différents quartiers de Bruxelles ne fonctionnent pas correctement. Afin d’agir sur le plan de l’émotion, elle imagine de donner la parole aux jeunes des différents quartiers, des différentes cultures, grâce à l’expression artistique, lors d’un événement annuel devenu « festival », présentant des pièces de théâtre, des films, des œuvres plastiques etc. De cette façon, les jeunes pourraient exprimés leurs préoccupations, rêves, espoirs et être touchés par ceux des autres. Ils pourraient ainsi surmonter les barrières des préjugés.
Elle persuade sa hiérarchie du bien fondé de l’initiative et s’entoure d’une équipe de collègues, d’enseignants et d’artistes. Au travers de leurs écoles, de leurs associations, elle réussit à réunir des jeunes issus d’horizons différents, aussi bien des quartiers dits « sensibles » que des quartiers à population aisée. Après cinq années passées sur la base de ce fonctionnement, il fut alors décidé de créer une asbl pour externaliser l’opération et organiser l’opération de manière structurée et continue.

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C’est ainsi que l’asbl « Tremplins » vit le jour en 1989, déterminée à orienter ses actions autour de quatre grands axes : la prise en compte de la diversité culturelle pour une meilleure intégration, en évitant la stigmatisation ; la rencontre de jeunes au sein d’un espace d’expression en leur donnant la possibilité d’être identifié en tant que groupe ou individu d’un point de vue artistique ; l’autonomie et la prise d’initiative de ces jeunes, dans le cadre de la mise en place des ateliers ; la garantie d’un accompagnement auprès des associations et/ou établissements scolaires, souhaitant participer au festival, sous forme d’ateliers artistiques assurés par des intervenants artistiques extérieurs.
Au fil des ans, le Festival Bruxelles Babel a su développer et améliorer, édition après édition, le fond et la forme de ses ateliers en trouvant peu à peu sa place au sein du paysage artistique local et international. Ainsi, avant même l’an 2000, le Festival Babel 2000 était déjà connu et reconnu au sein de la Région, particulièrement auprès de la population jeune.
En investissant année après année le festival, les jeunes ont su saisir l’opportunité de s’exprimer sous différentes formes artistiques, réussissant le pari difficile de briser toute fausse idée voulant les associer à une certaine forme de marginalité.
Avec le temps, Tremplins mit un point d’honneur à accorder une importance particulière à la qualité des prestations apportées ; ainsi, les animateurs des ateliers ont-ils été remplacés par des artistes professionnels, pédagogues et créatifs tandis que la partie technique (éclairages, scénographie etc.) a été, à son tour, confiée à des professionnels, chacun dans son domaine d’expertise. Ce qui au départ pouvait s’apparenter à un « simple » spectacle de fin d’année fut peu à peu remplacé par un authentique spectacle scénique, composé de jeunes ayant vécu une réelle expérience artistique, enrichie au fur et à mesure des mois au contact de professionnels aguerris.
Les ateliers ont évolué de telle façon que c’est sous forme de processus de « jalonnement » qu’ils se déclinent aujourd’hui. En effet, chaque jeune qui intègre un atelier connaît au cours de l’année une progression dans sa découverte et son appropriation de la discipline.
Son intervention au sein du festival est donc un moyen pour lui de présenter et de valider, de façon informelle, les acquis accumulés au fil des mois.

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Le pari

L’enjeu principal de l’asbl Tremplins, et du Festival Bruxelles Babel est dans ce contexte, de créer de nouveaux espaces de rencontres dans une nouvelle dimension de culture participative qui se propose de faire prendre conscience aux individus et aux groupes qu’ils font partie d’une culture commune et d’une histoire humaine.
En s’acquittant, au fil des ans, de sa mission de sensibilisation du public jeune à la culture, dans le sens généreux du terme, Tremplins a su manifester (et manifeste encore !) une réelle « politique » d’intégration, à sa manière, en allant trouver les jeunes au sein de leur quotidien et en leur proposant des intervenants artistiques qualifiés pour les accompagner dans l’expression artistique de leur choix. Ainsi, par ses actions menées année après année, Tremplins souhaite intervenir en complémentarité des infrastructures culturelles, présentes dans la Région de Bruxelles, en sensibilisant la population de jeunes à la Culture, et, surtout, en les préparant à faire partie demain du public de ces mêmes infrastructures.
Par le maintien constant et durable de ces différentes prestations, Tremplins a relevé le défi de créer une discipline extrascolaire (entendu « en dehors du temps scolaire obligatoire ») à destination des jeunes volontaires et fidèles.
Si Bruxelles peut se targuer d’être une ville cosmopolite, l’asbl Tremplins se targue, quant à elle, de construire, de créer et de façonner à partir de la richesse émanant de ce cosmopolitisme...

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Aujourd’hui

Bien que le Festival Bruxelles Babel ait réussi l’impossible pari de traverser le temps et perdurer jusqu’à ce jour, l’asbl émet le souhait de pérenniser, à terme, le festival et les ateliers qui lui donnent vie, au même titre que les autres festivals reconnus.
Au regard de l’actualité locale et de certaines difficultés relatives au repli communautaire persistant, Tremplins joue un rôle prépondérant au sein des quartiers bruxellois. A ce titre, l’asbl souhaite poursuivre ses objectifs en vue de faire de la diversité culturelle une force et non un problème. En effet, en donnant la possibilité à ces différences culturelles de devenir complémentaires les unes des autres, Tremplins formule le vœu d’amener ces jeunes, forts de leur potentiel, à dépasser leurs propres représentations pour s’intéresser et intégrer celles des autres ; en favorisant l’acceptation mutuelle, c’est une véritable harmonisation des cultures que Tremplins souhaite atteindre avec son action.
L’asbl se donne comme priorité une collaboration toujours plus étroite et intelligente avec les associations et les établissements scolaires, en vue de garantir aux jeunes une réelle cohérence entre les différentes interventions. Pour cela, Tremplins souhaite renforcer particulièrement avec le corps enseignant le partenariat actuel, en vue de développer une réelle dynamique autour des ateliers mis en place dans le cadre scolaire, et s’assurer de la présence des élèves lors de la représentation du festival.
Par ailleurs, Tremplins tend à sensibiliser toujours plus les différents intervenants artistiques à la culture « universelle » en évitant de céder à la facilité des clichés liés au public jeune et à des thèmes pouvant s’avérer stigmatisant. En informant ces intervenants sur le public accueilli et ses spécificités, Tremplins leur permet d’ajuster leur approche pédagogique et les prépare à faire preuve de flexibilité et d’adaptabilité dans le déroulement des séances.
De la sorte, lorsqu’il entame son atelier, chaque intervenant a bien conscience qu’il n’est pas là pour « canaliser l’énergie » ou « occuper des jeunes » mais véritablement transmettre des connaissances techniques et compétences artistiques autour d’idées et de suggestions formulées par les jeunes eux-mêmes.
C’est en reconnaissant les différentes cultures et en leur donnant la possibilité de s’harmoniser les unes avec les autres que nous augmenterons nos chances de faire reculer le communautarisme. Tremplins s’adresse à tout jeune, sans distinction d’origine, pourvu que celui-ci décide de s’investir réellement dans son engagement vis-à-vis de l’atelier retenu.
Que ce soit dans la durée de l’apprentissage, la tolérance vis-à-vis de l’autre ou son implication personnelle, la participation de chacun est avant tout l’opportunité unique de se construire en tant que citoyen et d’apporter sa contribution à un résultat final global.

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Bruxelles-Ville-Région

Métropole de plus d’un million d’habitants, Bruxelles se caractérise par sa multiplicité : située au cœur de l’Europe, Bruxelles est le siège de la plupart des institutions de l’Union Européenne et considérée à ce titre comme la capitale de l’Union, elle accueille par ailleurs de nombreuses organisations internationales dont l’OTAN. Enfin, capitale du pays, Bruxelles-Capitale constitue à elle seule une région à part entière.
Au cours des dernières décennies, le flux migratoire s’est transformé en communautés de peuplements familiaux stabilisés.

Riche de cette diversité ethnique et culturelle, Bruxelles offre un panel culturel dense et hétéroclite, que ce soit dans le domaine de la danse, de la musique, du cinéma ou du théâtre, avec la mise en place de festivals, spectacles ou représentations tout au long de l’année. Bien que cette offre riche et variée trouve un écho important auprès d’une catégorie de population locale, initiée à la culture, on constate toutefois qu’une partie non négligeable de la population bruxelloise n’y trouve pas sa place et reste en marge de cet univers culturel. Il en résulte une fracture entre un public initié, sensible à toute forme d’art et les autres qui n’y ont pas accès tant pour des raisons économiques que culturelles.
Pourtant le cosmopolitisme de Bruxelles devrait offrir l’opportunité de penser à plusieurs, et de penser autrement la construction des réalités quotidiennes de la vie dans la cité, comme nous y invite la Charte européenne des droits de l’homme dans la ville.
Dans l’avenir, Tremplins se propose de faciliter l’intérêt des jeunes participants pour l’offre riche et diversifié des lieux de création et de diffusion culturelles.

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